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phares de la Banche et du Four

Communiqué du 28 octobre 2022

DLM auditionné par la mission d’information flash sur l’acceptabilité et les modalités du déploiement des énergies renouvelables.

Représentant le collectif DLM, les 3 président(e)s des associations PROSIMAR, GRSB et Estuaires Loire-Vilaine de la Presqu’île Guérandaise ont été auditionné(e)s le mercredi 26 octobre par la mission d’information flash de la Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire.
Cette mission est composée de 9 député(e)s, représentant tous les groupes, sauf le groupe Démocrate (MODEM et indépendants), avec « pour objectif d’éclairer le sujet de l’acceptabilité du et le déploiement des énergies renouvelables et de formuler des propositions dans un esprit transpartisan ».
Trois co-rapporteures ( Mmes Pascale Boyer, Clémence Guetté et Mathilde Paris) arriveront-elles à surmonter les divergences des positionnements politiques ?
Publiés sur notre site internet www.dlm-eoliennesenmer.net ou
http://www.prosimar.org/DLM%20Actualites.html , nous leur avons apporté brièvement et le plus objectivement possible nos témoignages et points de vue :
Alain Doré [1], coordinateur du Collectif DLM a montré combien le Collectif a dû lutter contre une véritable dictature idéologique des Energies Renouvelables intermittentes et combien les approches sont souvent incohérentes et surtout menées à l’envers de tout déroulement rationnel, en premier lieu ce projet de loi…
Evelyne Debarbieux-Lefebvre [2] a souligné le paradoxe d’avoir une baie du Pouliguen-La Baule-Pornichet classée parmi les plus belles baies du monde et de l’avoir transformée en paysage industriel, au risque d’en supprimer l’attrait touristique.
Jean-Claude Ménard[3] a rappelé le rôle des océans contre le réchauffement climatique, et tout particulièrement les forêts arbustives de la mer, ce qui fait qu’implanter des éoliennes sur des sites rocheux est un non-sens .
La discussion entre les sénateurs et les députés sur ce projet de loi relatif à l’accélération de la production d’énergies renouvelables sera très difficile…
DLM a invité les co-rapporteures à consulter le rapport des académies des Sciences et des beaux Arts
(https://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/22_02_24_eoliennes.pdf ) et celui du Cérémé (https://cereme.fr/wpcontent/uploads/2022/09/Note-de-positionnement-du-Cereme-sur-le-projet-de-loi-EnR.pdf )

[1] Président de PROSIMAR, Pornichet www.prosimar.org
[2] Présidente du GRSB, La Baule https://asso-vivralabaule-grsb.fr/
[3] Président de ELV, Estuaires Loire Vilaine www.estuairesloirevilaine.fr

Communiqué du 28 septembre 2022

Éoliennes en mer : ni le Préfet ni le Président ne connaissent le bilan carbone

Dans son discours à St Nazaire [1] , le Président de la République n'a prononcé ni le mot « intermittence » ni le terme « Bilan carbone »  ! Ainsi, il n'envisage de pallier l'intermittence des énergies renouvelables que par l'achat d'électricité à l'Allemagne, produite par ses centrales à charbon et lignites : bonjour le bilan carbone !

En contrepartie, la France cèdera du gaz pour alimenter les centrales thermiques européennes : l'empreinte carbone de la France ne s'en trouvera pas réduite…

Avant la venue du Président de la République, DLM a écrit au Préfet le 8 septembre dernier [2] pour demander de faire établir un Bilan Carbone actualisé de l'installation d'éoliennes en mer sur le Banc de Guérande  : on attend toujours sa réponse

«  Vos services et la société « Parc du Banc de Guérande - PBG » peuvent faire réaliser un Bilan Carbone par un cabinet indépendant, certifié Bilan Carbone® par l' ADEME. Au moment où le Président de la République met l'accent sur la transition énergétique et la nécessaire transition écologique, il est indispensable de fournir au public des éléments de référence, à vocation pédagogique, pour une bonne compréhension des enjeux des contributions à l'émission des gaz à effet de serre (GES). »

Les tonnes de GES qu'on envoie dans l'atmosphère y restent pendant des millénaires, ce qui conduit au réchauffement climatique  : c'est pourquoi on parle d'urgence climatique, et qu'il faut baisser nos propres émissions de GES . Le chantier de cette première réalisation d'éoliennes en mer en France est de ce point de vue catastrophique  : production d'acier des fondations, pièces de transition, tours, plateformes, génératrices, pales, transport des sous-ensembles depuis l'étranger, présence d'une vingtaine de navires sur site pendant plus d'un an, des km de câbles, des dizaines de milliers de coquilles en fonte, les lignes de raccordement marines et terrestres.

Le mensonge d'Etat continue : l'éolien ne sert en rien la transition écologique !

Le saccage du Banc de Guérande aura un impact environnemental difficile à connaître, faute d'un état initial trop peu connu. Déjà, l'association de plongeurs en apnée « Estuaires Loire-Vilaine » [3] s'inquiètent d'une prolifération d'oursins sur notre littoral, qui détruisent les algues : «  les roches sont comme décapées après leur passage  …  Les prédateurs des oursins sont les crabes, les araignées et les homards  » et les prédateurs des crustacés sont les poulpes. Quel équilibre a été rompu sur le Banc de Guérande ? On attend l'avis d'IFREMER.

Non, la réalisation de ce projet n'est ni glorieuse, ni exemplaire.

[1] www.elysee.fr/front/pdf/elysee-module-20267-fr.pdf

[2] http://www.prosimar.org/pdfDLM/Prefet20220908.pdf

[3] Newsletter ELV août-septembre #25 http://www.assoloirevilaine.fr

Communiqué DLM du 28 septembre 2022

Communiqué du 21 septembre 2022

Éoliennes en mer : DLM écrit aux maires de la Presqu'île

Absents en 2013 au moment du débat public, les maires de la Presqu'île ont découvert cet été le choc visuel de la centrale éolienne sur le Banc de Guérande, ou plutôt son effet sur leurs administrés qu'ils avaient négligé : pourtant, après une communication au Croisic dans le cadre du Débat Public, DLM avait publié en juin 2013 une note [1] avec des présentations très réalistes de la perception visuelle qu'on en aurait depuis Pornichet, La Baule et Batz/mer.

Aujourd'hui , les maires de La Baule, Le Pouliguen, Batz, Le Croisic et Piriac demandent une autre répartition de la future taxe [2] prévue par le décret n° 2012-103 du 27 janvier 2012 .

Evidemment, le maire de St Nazaire n'est pas d'accord. Aussi, le maire de Pornichet essaie de se positionner entre ces deux tendances [3] . Celui de La Turballe ne semble pas s'être exprimé.

Chacun reconnait néanmoins un véritable préjudice au détriment des habitants   des communes riveraines, des pêcheurs et autres activités maritimes, et de la Nature et la Biodiversité. 50% du produit de la taxe sera reversé aux communes concernées.

Le Collectif Défense de la Mer et les associations locales qui le composent :

•  soutiennent la demande de prise en compte de la population effective moyenne des communes.

•  suggèrent de pondérer, pour chaque commune littorale, par le ratio complémentaire : [longueur du littoral d'où les éoliennes sont visibles ] / [ longueur totale du littoral communal ]

•  invitent, pour éviter toutes dissensions entre communes voisines aux intérêts contradictoires, et vu les projets en cours ou en prévision sur tout le Littoral Français, à confier cette négociation à l'Association Nationale des Elus du Littoral (ANEL).

Mais surtout, DLM demande très fermement aux maires de s'engager à ce que le produit de cette taxe versée aux communes concernées vienne intégralement en déduction des impôts locaux de l'ensemble des résidents. [4]

Au moment où le Président de la République vient sur place « saluer la mise en service du premier parc éolien en mer de France » et « revenir sur le projet de loi qui sera présenté au Conseil des ministres le 26 septembre », DLM rappelle la nocivité des projets de renouvelables intermittents, et demande un moratoire immédiat sur l'éolien, plutôt qu'une loi qui accélèrerait la dégradation de l'empreinte carbone française.

Communiqué DLM du 21 septembret 2022

Communiqué du 20 juillet 2022

Avec plus de la moitié des éoliennes érigées sur le site en mer, les habitants commencent à se rendre compte du nouvel horizon de leur territoire marin :

« Mensonges, trahisons et plus si affinités. »

Mme la députée Meynier Millefert (LREM) déclarait en 2019 : « le jour où les gens vont vraiment comprendre que cette transition énergétique ne sert pas à la transition écologique, vous aurez une réaction de rejet de ces politiques, en disant « mais vous nous avez menti, en fait ». ».

« Vous nous avez menti »   : c'est aujourd'hui la réaction quasi unanime en presqu'île guérandaise, où on avait dit aux gens « elles ne se verront pas » ! ».

Rappelons l'interview fin 2012 dans un mensuel local de MM. Yvon André (ex-Directeur EDF-EN) et Jérôme Pécresse (Directeur Alstom EN devenu GE Renewable Energy) : 

Y. André : « La distance la plus courte entre la côte et la première éolienne sera de 12km, donc elles ne seront pas visibles ». Mon œil !!!

J. Pécresse  :  « Donc elles ne seront visibles que par très beau temps et l'on verra quelque chose à l'horizon qui sera plus petit qu'une tête d'épingle … Je suis baulois, or on ne voit pas souvent le phare de La Banche depuis la baie, et les éoliennes seront 5km derrière ! » Baulois vraiment ? On voit le phare tous les jours, et il faut une météo soit vraiment pluvieuse, soit avec une brume de chaleur pour ne pas le distinguer. Mensonges et communication !!!

Rappelons que ce projet a été justifié successivement par :

•  La création d'une filière française de l'éolien offshore «  et plus si affinités  » : on voit ce qu'il en est aujourd'hui !

•  Puis, la nécessité d'un mix énergétique , définition arbitraire car résultant d'une décision politique et nullement technique : trahison de la politique énergétique française , unique par son mix « nucléaire + hydraulique » sous l'influence de l'Energiewende allemande  et les injonctions de Bruxelles en termes d'objectifs d'énergies renouvelables!

•  Enfin, la contribution à la lutte contre le réchauffement climatique  : un mensonge d'Etat puisqu'en France la production électrique est essentiellement décarbonée grâce au nucléaire et à l'hydraulique.

Avec plus de la moitié des éoliennes déjà en place, on a une perception visuelle de ce qui nous attend pour des décennies en termes de paysage de l'horizon [*], mais on ne connait pas encore les conséquences du saccage des fonds du Banc de Guérande (80 excavations et 110km de câbles inter-éoliennes) sur la flore et la faune sous-marine, ni sur la destruction d'espèces protégées de l'avifaune (puffin des Baléares, migrateurs, chiroptères…)

Pour se réjouir de cette installation, il faut soit être assez stupide pour croire la communication officielle, soit aussi cupide que les maires de la Presqu'île qui attendent les retombées de la taxe payée au final par les consommateurs et leurs mandants …

Collectif Défense de la Mer

[*] voir www.dlm-eoliennesenmer.net et http://www.prosimar.org/pdf/Contribution 1.pdf

Communiqué DLM du 20 juillet 2022

Communiqué du 26 mars 2021

Eolien en mer sur le Banc de Guérande: les projets EDF-EMF d'éoliennes en mer devant le Conseil d'Etat

Les Aides d’Etat des 6 projets des 1er et 2e appels d’offres d’éolien en mer sont contestées par le recours des pêcheurs auprès du Tribunal de 1e instance de la Cour Européenne de Justice, qui tarde à se prononcer.
Après le changement d’actionnaires dans EMF - Eolien Maritime France actant la sortie de DONG Energy par l’arrivée des entités canadiennes Enbridge et Investissements RPC , le ministère a l’occasion d’annuler, ou de réduire considérablement, ces aides d’Etat : c’est pourquoi les associations locales et environnementales des sites de St Nazaire, Courseulles et Fécamp, ont demandé à la ministre d’abroger les autorisations accordées à EMF en avril 2012.
En effet, DONG Energy, leader mondial de l’éolien offshore, apportait son expérience et sa compétence techniques à EMF, ce qui n’est pas le cas d’Enbridge (opérateur spécialisé dans le transport de pétrole), et encore moins d’Investissements RPC ( Office d’investissement du régime de pensions du Canada). EDF n’a pas plus d’expérience technique, et s’adresse essentiellement à des sous-traitants étrangers… On sait que, en l’absence de savoir-faire, s’appuyer sur la seule sous-traitance peut conduire à des risques non maîtrisés, comme sur le chantier EPR de Flamanville…
L’une des conditions essentielles de l’appel d’offres, ayant motivé les autorisations d’exploiter accordées, a donc disparu postérieurement à l’octroi de ces autorisations. Or, l’article L242-2 du code des relations entre le Public et l’Administration permet à celle-ci d’abroger, sans condition de délai, « une décision créatrice de droits dont le maintien est subordonné à une condition qui n’est plus remplie ». Si des travaux préparatoires ont bien été réalisés, aucune installation d’éoliennes en mer n’a encore été réalisée par EMF.
La situation contractuelle entre l’Etat et EMF doit être entièrement revue, et devrait conduire à une actualisation des prix au niveau actuellement pratiqué, 3 fois moindre de celui estimé il y a dix ans, voire à certaines corrections de localisation ou de réduction de l’impact environnemental.
On comprend mal que le Gouvernement renonce à cette mesure d’intérêt général pour les citoyens, impliqués comme contribuables et consommateurs. Alors qu’il est difficile de financer les retraites des Français, faut-il financer avec nos taxes et impôts les retraites des Canadiens ?
La question est désormais posée au Conseil d’Etat par 5 associations locales*.

Communiqué DLM du 26 mars 2021

Rappelons que les aides d'Etat représentent officiellement 22 milliards d'Euros pour les 6 premiers projets. Voir le tableau de la Commission Européenne::

Tableau des aides d'Etat

Communiqué du 18 septembre 2020

L’ éolien en mer de Saint-Nazaire (EDF-EMF) et RTE-Réseau de Transport d’Electricité

sont fournisseurs officiels de La Solitaire du Figaro :

Un paradoxe de communication !

Communiqué DLM du 18 septembre 2020

Communiqué du 20 mai 2020

10 milliards d'impôts français vont désormais financer la rentabilité d'un fonds de pension canadien !

L’éolien en mer français ultra-subventionné est désormais la Rue de la paix du Monopoly mondial !

Les trois premiers projets éoliens en mer français, attribués en 2012, font l'objet d'une aide d'État de 510,5 M€ par an pendant 20 ans, soit plus de 10 milliards d'Euros d'impôts français à collecter pour ces 3 projets. Cette aide d'Etat gigantesque prend la forme d'un prix de rachat garanti par l'Etat de l'électricité produite, compris entre 135 et 144 €/MWh, alors que les projets européens d'éoliennes en mer, dont celui de Dunkerque, se négocient depuis 2018 autour d'un prix garanti de 45 €/MWh, après 10 ans de réduction des prix.

Depuis 4 ans, la bonne affaire attire les investisseurs nord-américains. La société EMF - Eolien Maritime France, qui a gagné ces trois contrats juteux en 2012, voit désormais son actionnariat quitter l'Europe à 50% et accueillir cette semaine le fonds de pension canadienCPP Investments, qui gère la retraite de 20 millions de Canadiens.

Initialement détenue à 60% par EDF et 40% par son homologue danois, champion du monde de l'éolien en mer, la société Eolien Maritime France bénéficiait d'un prix garanti élevé de l'Etat pour permettre à EDF d'acquérir l'expertise de son voisin Dong Energy. Mais en 2016, EDF a réduit sa propre position et Dong Energy a disparu au profit du canadien Enbridge, spécialiste du transport de pétrole par oléoduc...

Puis cette semaine, alors que les projets en mer n'ont pas démarré, Enbridge prend déjà sa plus-value en cédant la moitié de sa participation au fonds de pension CPP Investments. Le communiqué d'Enbridge est édifiant : "On s’attend à ce que la transaction améliore les rendements des capitaux propres de la société du projet, reflétant un accent continu sur une allocation disciplinée du capital", a déclaré Enbridge. 

Ainsi, en quatre années, les aides d'Etat colossales (500 M€ par an), financées en France par des taxes sur l'électricité et les carburants, ne vont plus servir à permettre un transfert de compétence vers la France d'une industrie désormais mature, mais à assurer les rendements financiers particulièrement élevés d'investisseurs canadiens. 

Nous avons en France des difficultés à régler nos propres retraites. Pourquoi financer avec nos impôts celles des Canadiens ?

DLM :les travaux engagés par l’Etat et RTE sur la plage de la Courance visent à accréditer l’idée que rien ne s’oppose à la réalisation du projet, alors qu’un recours a été déposé par les pêcheurs-artisans devant le Tribunal de 1 e instance de la Cour de Justice de l’Union Européenne en annulation de la décision de la Commission européenne du 26 juillet 2019 autorisant 20 milliards d’euros d’aides aux six projets, décision adoptée en violation des règles de l’Union Européenne.

Les récentes opérations financières ne rendent-elles pas ces projets illégitimes ?

Communiqué DLM du 20 mai 2020

Voir Communiqués 2019

 
 
 
PROSIMAR: 21 septembre 2022